À bord d’un navire d’expédition, le changement d’échelle est saisissant au moment de descendre en zodiac. Assis au ras de l’eau, on approche des falaises, des glaciers, des oiseaux ou des mammifères marins dans des zones inaccessibles au navire. Dans les fjords scandinaves, par exemple, cette petite embarcation permet d’observer les reliefs et les côtes sous un tout autre angle.
Ces sorties sont généralement intégrées au programme d’une croisière d’expédition. Elles jouent un rôle proche de celui des excursions sur une croisière classique, avec un encadrement assuré par des guides, des naturalistes ou des spécialistes de la région visitée. Pas besoin d’être un aventurier confirmé : une tenue adaptée et quelques réflexes simples suffisent pour en profiter dans de bonnes conditions.
Ce qu’il faut retenir
- Une sortie en zodiac permet d’approcher des côtes, des glaciers, des plages ou des zones d’observation que le navire ne peut pas atteindre.
- L’embarquement est organisé à une heure précise, souvent par groupes, après un briefing consacré aux consignes et à l’équipement.
- Le programme peut être modifié ou annulé selon la météo, l’état de la mer, la glace ou la présence d’animaux.
Qu’est-ce qu’une sortie en zodiac ?

Les zodiacs sont de petites embarcations pneumatiques motorisées, basses sur l’eau et très maniables. Elles servent à naviguer près des côtes, à approcher un glacier ou une falaise, à rechercher la faune ou à débarquer sur une plage difficilement accessible à un navire classique.
Trois formats de sortie possibles
- La navigation d’observation : le groupe reste dans le zodiac pour longer une côte, observer un glacier ou rechercher des animaux.
- Le transfert : le zodiac sert principalement à rejoindre un autre point, comme une plage ou un site de visite.
- Le débarquement : les passagers descendent à terre, parfois directement sur une plage ou dans une faible hauteur d’eau.
Le format retenu, l’équipement demandé et le niveau d’effort dépendent de la destination, du site et des conditions observées le jour de la sortie.
Sur une croisière d’expédition, la sortie est généralement encadrée par un pilote et un membre de l’équipe d’expédition. Selon la destination, il peut s’agir d’un guide naturaliste, d’un spécialiste de la faune ou d’un connaisseur de la région. Chez des compagnies comme Ponant, ces embarcations sont notamment utilisées pour les navigations d’observation et certains débarquements à terre.
Comment se déroulent la préparation et l’embarquement ?
Les passagers sont convoqués à une heure précise, souvent par groupes, afin de répartir les départs et d’éviter l’attente sur la plateforme d’embarquement. Avant la sortie, un briefing présente le déroulement prévu, les vêtements à porter, le matériel autorisé et les règles de sécurité.
Chez certaines compagnies d’expédition, comme Quark Expeditions ou Ponant, une parka est souvent offerte et des bottes peuvent être prêtées. Les modalités varient toutefois selon la compagnie, la destination et l’itinéraire.
L’embarquement s’effectue généralement depuis une plateforme située à l’arrière ou sur le côté du navire. Le zodiac peut bouger au rythme de la houle, mais plusieurs membres d’équipage sont présents pour guider chaque passager. Il faut garder les mains libres, attendre le signal et utiliser les prises indiquées plutôt que de s’agripper au pilote ou aux boudins au hasard.
Avant de monter, il est généralement demandé de :
- porter le gilet de sauvetage fourni ou validé par l’équipage ;
- respecter la place indiquée afin de maintenir une bonne répartition du poids ;
- ranger le téléphone, les documents et le matériel photo dans une pochette étanche ou un sac sec ;
- fermer sa veste et ajuster bonnet, capuche ou gants avant de descendre sur la plateforme.
Que se passe-t-il pendant la sortie en zodiac ?

Le déroulement dépend de la destination et des conditions du jour. La sortie peut prendre la forme d’une navigation lente le long d’une côte, d’une approche de glaciers ou de falaises, d’une recherche d’animaux ou d’un transfert vers un site de débarquement.
Le pilote adapte l’allure aux vagues, à la visibilité et à la faune présente. Lors d’une observation, il peut couper le moteur ou maintenir une certaine distance pour ne pas perturber les animaux. Les consignes du guide restent prioritaires, même lorsqu’une baleine, un phoque ou un oiseau apparaît soudainement à proximité.
Exemple de déroulement d’une sortie
- L’équipe appelle les passagers par groupe et vérifie les équipements obligatoires.
- Chaque passager descend sur la plateforme et embarque avec l’aide de l’équipage.
- Le pilote rappelle les consignes avant de quitter le navire.
- Le zodiac rejoint la zone d’observation ou le site de débarquement à une allure adaptée aux conditions.
- Le guide commente les paysages, la géologie ou la faune rencontrée.
- Le groupe revient au navire ou rejoint le point de récupération indiqué.
Cette séquence est seulement indicative : l’ordre des étapes et le temps passé sur l’eau peuvent évoluer en fonction de la météo, de la visibilité et des observations réalisées sur place.
La plupart du temps, les passagers restent assis sur le bord du zodiac ou sur un banc, selon le modèle utilisé. Gardez les pieds bien posés et évitez de vous lever pour prendre une photo. Une sangle autour du poignet ou du cou limite le risque de chute du matériel. Mieux vaut également éviter de changer d’objectif sur l’eau, où les embruns et les mouvements compliquent la manipulation.
Quelles sont les règles de sécurité ?
Les principaux risques sont liés au froid, aux embruns, aux mouvements de l’embarcation et aux conditions naturelles. Sur des navires d’expédition polaire comme Le Commandant Charcot, les départs et les retours sont encadrés selon des procédures précises.
Quelques règles simples permettent de limiter les difficultés :
- restez assis tant que le pilote ne vous autorise pas à bouger ;
- gardez les bras et le matériel à l’intérieur de l’embarcation ;
- portez plusieurs couches, avec une veste coupe-vent et imperméable ;
- prévenez l’équipe avant le départ en cas de difficulté à marcher, à vous asseoir ou à franchir une marche ;
- si vous êtes sujet au mal de mer, demandez conseil à un professionnel de santé avant le voyage et suivez les recommandations données à bord.
Mobilité et accessibilité
- L’accès au zodiac peut nécessiter de descendre quelques marches, de franchir un espace entre la plateforme et l’embarcation, puis de rester assis pendant une certaine durée.
- Les mouvements peuvent être plus marqués lorsque la mer est agitée.
- En cas de mobilité réduite, de douleurs articulaires ou de difficulté à garder l’équilibre, renseignez-vous auprès de la compagnie avant la réservation.
- Le jour de la sortie, l’équipe peut adapter ou déconseiller la participation selon les conditions constatées.
La sortie peut être modifiée, écourtée ou annulée en fonction de la météo, de l’état de la mer, de la glace ou de la présence d’animaux. Dans une croisière d’expédition, les conditions naturelles et la sécurité priment toujours sur le programme initial.
Que faire au retour à bord ?
Le retour s’effectue à l’heure communiquée par l’équipe d’expédition. Si la sortie comprend un débarquement, respectez précisément le lieu et l’horaire de rendez-vous : le déroulement des rotations dépend de la présence de tous les passagers.
Une fois à bord, retirez rapidement les vêtements humides et laissez sécher les gants, le bonnet et les chaussures dans l’espace prévu. Pensez aussi à essuyer votre matériel photo avant de l’ouvrir ou de changer d’objectif. Après une navigation agitée, quelques minutes au calme et une boisson chaude peuvent aider à retrouver une sensation de stabilité.
La petite astuce de Léa
Préparez votre pochette étanche avant l’appel de votre groupe, avec le téléphone, les documents éventuellement demandés et une batterie de secours. Vous garderez ainsi les mains libres au moment de descendre sur la plateforme.
Comment profiter pleinement de la sortie ?
Habillez-vous en fonction de la température ressentie sur l’eau, souvent plus fraîche que sur le pont. Même par temps calme, les embruns peuvent mouiller le bas du pantalon et les gants. Des chaussures fermées, adhérentes et compatibles avec les consignes de l’équipage sont préférables.
Pour observer la faune, le silence et la patience sont souvent plus utiles qu’un appareil constamment levé. Écoutez les indications du guide, regardez aussi derrière vous et limitez le nombre d’objets manipulés en même temps. Un sac sec clairement identifiable facilite enfin la récupération de vos affaires après le retour.
Une sortie en zodiac demande un peu plus d’attention qu’une promenade sur le pont, mais elle permet de découvrir les paysages au plus près. En suivant les consignes et en acceptant que l’itinéraire évolue avec les conditions, on profite mieux de ce qui fait tout l’intérêt d’une croisière d’expédition.
Questions fréquentes
Les sorties en zodiac sont-elles incluses dans la croisière ?
Lors d’une croisière d’expédition, elles sont généralement intégrées au programme. Leur nombre et leur déroulement peuvent toutefois varier selon l’itinéraire, les conditions naturelles et les décisions de l’équipe d’expédition.
Faut-il être en bonne condition physique pour participer ?
Il faut généralement pouvoir franchir quelques marches, s’asseoir dans une petite embarcation et suivre les indications de l’équipage. Un débarquement peut aussi impliquer de marcher sur une plage ou un terrain irrégulier. Signalez toute difficulté à l’équipe avant le départ.
Quels vêtements faut-il prévoir ?
Privilégiez plusieurs couches, avec une base confortable, une couche isolante et une veste coupe-vent imperméable. Un bonnet, des gants et des chaussures fermées et adhérentes peuvent être nécessaires selon la région et la météo.
La sortie peut-elle être annulée ou modifiée ?
Oui. La météo, l’état de la mer, la glace ou la présence d’animaux peuvent conduire l’équipe d’expédition ou le capitaine à modifier, écourter ou annuler une sortie. La sécurité et les conditions locales restent prioritaires.